Bachelot, une reconversion réussie

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Roselyne Bachelot est apparue dans « Nos chers voisins » sur TF1; © francetvinfo.fr

Après des années de politique, ministre sous Chirac et Sarkosy, rien ne destinait Roselyne Bachelot à se tourner vers les médias. Retour sur une reconversion réussie d’un monde à l’autre.

La « Nouvelle grande chaîne », D8, fête tout juste ses deux ans et cela va de pair, nous fêtons les deux ans de la transition polique/média de l’ancienne ministre de la Santé. Tout d’abord, Mme Bachelot a fait un choix original puisqu’elle est arrivée à la naissance d’une chaîne de la TNT, c’est une prise de risque au niveau de l’image. Elle a parié sur le nouveau bébé de Canal + et cela a marché. D8 est une des chaînes qui fonctionne le mieux en TNT et qui est de plus en plus suivie.

Vivement critiquée tant par ses adversaires que par son propre camp, Roselyne Bachelot n’a pas toujours fait les bons choix et a marqué les Français notamment avec les vaccins de la grippe H1N1. Cela lui a collé à la semelle pendant des années.. Au niveau de son positionnement politique, l’ancienne ministre fait preuve de beaucoup de modernité. Elle fait partie de ces « inclassables », de ces personnalités qui ont compris que la politique n’est pas uniquement un clivage gauche/droite et que les idées passent avant le parti auquel on appartient. Ainsi, elle se positionne pour une économie libérale et défend les idées de la droite conservatrice tout en étant un fervent soutient du progrès et de l’évolution des mœurs. Elle a été seule de son parti à applaudir le PACS, rare soutien de droite au Mariage pour Tous ou encore toujours prête à voir évoluer le droit des femmes, l’égalité des sexes. D’accord ou pas avec ses idées, on ne peut nier son investissement, son engagement et sa franchise.

Critiquée pour ses sorties de route sur le plateau du Grand 8 qu’elle co-anime avec Audrey Pulvar, Laurence Ferrari, Hapsatou Sy et Elisabeth Bost, elle ne perd jamais une occasion de donner son avis et montre son caractère bien trempé.

En réalité, à 68 ans, Roselyne Bachelot fait preuve d’une liberté à l’état pur et a su s’émanciper des conventions pour devenir un électron libre et sans dictat dans deux milieux où pour réussir il faut savoir se mettre à genoux et pas pour prier.

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