Candidature de Benoît Hamon, quand les primaires penchent à gauche

PRIMAIRES DE LA GAUCHE – L’ennui commençait sérieusement à s’installer au PS pour les primaires, j’écrivais d’ailleurs il y a quelques mois que la gauche regardait passer les trains. Et là, en plein milieu des JO et de la « trêve » politique estivale, Benoît Hamon passe à l’action.

France 2, journal de 20H, effet d’annonce : le cadre est posé.

 

Premier point, on peut dire que quoi que l’on pense de l’ancien ministre de l’Education, l’ajout d’un candidat n’est pas une mauvaise chose. En effet, le débat va se diversifier et une première voix de la gauche non-réformiste et frondeuse apparaît. Court-circuit de la potentielle annonce à venir d’Arnaud Montebourg ? L’avenir nous le dira…

 

Ensuite, on va essayer de faire fi de l’enrobage politique de base (« les problèmes essentiels des Français restent sans solution », « pauvreté qui augmente », « égalité qui va mal », …) et du bilan de santé catastrophique et dramatique de la France qui a motivé sa candidature. Oui-oui, on le croit…   Alors quelles sont les grandes lignes de ce candidat ?

 

Instauration d’une VIème République

« […] La Vème République, c’est une machine à trahir. » Les mots sont durs et clairs, Benoît Hamon s’aligne sur Montebourg et Mélenchon quant à la fin de la Vème République et l’aube d’une démocratie nouvelle.

Il veut changer les choses mais reste cependant muet sur ce qu’il entend par « VIème République ».

 

Revenu universel d’existence et temps de travail

Démarcation nette avec le gouvernement Hollande et rapprochement avec la ligne Aubry, l’interviewé affirme nettement sa volonté de mettre en place une politique économique et sociale de gauche. Il indique notamment vouloir diminuer le temps de travail et mettre en place un RUE pour combattre les inégalités. On est donc bien loin de la Loi Travail.

L’encadrement et l’aide à l’économie collaborative semble également de son programme mais le candidat reste flou sur les détails que cela incombe.

 

 

Cette interview de lancement de 5 minutes environ laisse planer de nombreux doutes sur les mesures concrètes proposées par l’ancien ministre. Une chose est sûre : la gauche voit ses primaires qui (comme cela est rappelé dans l’entretien) ne sont pas si certaines d’avoir lieu, décoller enfin. Reste à savoir si Hamon réussira a trouver son électorat au sein du peuple français. Gardons toutefois à l’esprit que lors des Primaires de la Gauche 2011, rien ne destinait Manuel Valls à devenir Premier Ministre avec 5,63% des voix…

 

Pour les plus intéressés, l’interview est à retrouver ici.

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