Oui, démocratique rime avec numérique

Photo de la façade de l'Assemblée Nationale éclairée aux couleurs du drapeau français

30 ans que le numérique a déboulé dans nos sociétés et qu’il a conquis la quasi-totalité des secteurs économiques. Avec 5,5% du PIB français, il développe années après années son emprise sur nos modes de vie. Cependant, un domaine irréductible résiste encore et toujours à l’envahisseur : la politique et le système démocratique en général. Alors utopie ou potentielle réalité ? Que penser d’une république où le numérique est l’outil de revendication, de vote et de prise de pouvoir de la population ?

 

Concrètement, quelles mises en forme et pourquoi ?

Une démocratie est basée sur la prise de décision de l’ensemble d’un groupe concernant sa vie en société pour l’organiser et y fixer des règles pour le bien être de tous (justice, santé, économie, …).

En France, devant la difficulté d’obtenir l’avis de tout le peuple pour chaque loi, il fut décidé de mettre en place la représentativité par le Parlement. La solution semble idéale si l’on met de côté l’esprit carriériste des politiques et leurs stratégies. Il a aussi été montré que les représentants de l’Assemblée Nationale et du Sénat étaient pour certains particulièrement absents. Une absence empêche en moyenne 93.000 personnes (une circonscription) de s’exprimer. Alors que faire ?

En 2016, il est possible de développer une plate-forme afin de remplacer le pouvoir législatif. Chaque citoyen pourrait obtenir un identifiant et participer aux votes des lois, aux propositions de projet, … Nous l’avons vu avec la pétition du projet de la Loi Travail de Mme El Khomri, la défense des droits et des idées ne passe plus exclusivement par la rue mais également par le web.

Afin de penser également aux non-initiés comme les personnes âgées, un dispositif pourrait être installé en mairie pour les accompagner et leur donner la possibilité de prendre part à la vie de la collectivité.

Dans ce cas, le politique ne devient plus qu’un vecteur d’information, un défenseur de ses idées et un influenceur et non plus un professionnel.

 

Risques et périls d’un tel fonctionnement

Il y en a oui, prise de pouvoir par le web, perte de contrôle de l’opinion et viralité des réseaux en ligne, les risques existent. Il en est alors du devoir de l’Etat, comme dans la vie réelle, d’ailleurs, de gérer la démocratie et de prendre les mesures nécessaires pour que la situation reste dans le respect des uns et des autres et en accord avec la Constitution.

De plus, le système se doit d’être sécurisé pour des raisons évidentes de tentatives de prise de pouvoir par des groupuscules. Ainsi, l’Etat assure un service fiable et transparent, qualité indispensable des outils de la démocratie.

 

Pour conclure, nous avons les capacités technologiques et l’arrivée du numérique dans les foyers donc toutes les conditions sont enfin réunies pour une refonte de notre vie politique et sociétale. On clique quand sur « Valider » ?

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