Primaires, la gauche regarde passer les trains

PRIMAIRES DE LA GAUCHE – Moins d’un an et c’est déjà le bordel… Raccourcir les mandats pour diminuer le pouvoir de l’exécutif était une idée correcte mais si c’est pour que deux ans sur cinq soient consacrés à une future candidature c’est bien dommage.

Alors petit tour d’horizon à gauche, qui s’est annoncé ? Qui attend sagement son tour ? Soyons honnête, le choix de la date est crucial. Alors qu’à droite, on ne compte plus les candidats proclamés, à gauche, beaucoup restent timidement à l’affût des événements avant de s’engager.

 

Non-déclaré | Emmanuel Macron, joueur de poker, bluff ou réel candidat?

Emmanuel Macron, nouvelle figure de la gauche réformiste, constitue le seul « petit nouveau » par rapport à 2012. Dommage que ses idées ressemblent plus à un programme économique de droite pour un homme de gauche. Cependant, il domine les intentions de vote avec environ 25% au premier tour devant Marine Le Pen. Bel exploit, résultat d’une belle campagne de communication avec le mouvement En Marche aux initiales qui en disent long sur le personnage. A noter que le Ministre de l’Economie se dit « ni de droite, ni de gauche », au dessus du débat, au dessus des querelles habituelles. Tournure de candidat universel ou pas? A débattre.

 

Non-déclaré | François Hollande, courage, creusons!

Quand on dit que certains creusent de plus en plus, il n’y a pas d’exagération… Comme si son impopularité ne suffisait pas à elle toute seule, le Président se lance dans une réforme du Code du Travail laborieuse, fait face à un rejet par une bonne partie des citoyens et passe en force avec le 49-3. Disons qu’il a le don de tout faire pour être aimé. Candidat naturel de la gauche pour certains, échec complet de son mandat pour d’autres… Hollande divise au sein de son parti mais fait une quasi unanimité auprès des électeurs. Une popularité à 19%, on a vu pire mais disons qu’on frôle le discrédit total.

 

Non déclaré | Manuel Valls, chute libre

Les attentats de l’année dernière avaient donné un beau souffle à l’image de Manuel Valls et sa politique ultra-sécuritaire. Et parfois le soufflé retombe aussi vite qu’il a gonflé… Doublé par Macron, vu comme le bras droit de la politique du Président Hollande, Valls subit le désaveu des Français et arrive au plus bas dans les sondages depuis son arrivée à Matignon. Coup dur donc mais comme Sarkozy remonte en flèche après une belle traversée du désert, on peut s’attendre à tout!

 

Alors, cette primaire aura-t-elle réellement lieu devant les dissonances au sein des partis, PS et Europe-Ecologie les Verts? Frondeurs et réformistes s’accorderont-ils? Les premiers sortiront-ils leurs candidats? Les seconds arriveront-ils à convaincre?

Sans élection préalable, il sera difficile d’être unis en 2017. Certains espèrent la sortie d’une nouvelle grande figure, un Messie, si j’ose-dire… A suivre.

 

 

 

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