« Si c’est gratuit, c’est toi le produit »

Schéma explicatif synthétisant le processus de vente

Simple mais bien souvent oublié, cet adage, régit aujourd’hui l’ensemble du marché du numérique et du digital. A quel point sommes-nous dépendants de ce concept et sur quoi repose-t-il exactement ? Après tout, si le consommateur peut bénéficier d’un service gratuitement, en quoi y-a-t-il un danger ? De l’achat d’une voiture à une simple recherche Google nous verrons que le processus est relativement le même mais que les rôles sont sensiblement différents.

J’achète une Citroën DS3, je suis le client

Enfantin mais essentiel, nous connaissons le processus de vente depuis notre plus tendre enfance. Un client achète une voiture Citroën (mettons en avant le Made in France, que diable !). Il débourse une coquette somme et obtient satisfaction grâce au véhicule qu’il obtient en échange. Le concessionnaire, lui aussi, repart gagnant. On est donc sur un échange win-win à deux acteurs.

 

Je recherche l’âge de Madonna sur Google, je suis le produit

Moins évident surtout avec Madonna, je vous l’accorde. Lorsqu’un utilisateur fait une recherche, il bénéficie d’un service gratuit. Or, une vente discrète se déroule en parallèle de sa requête. Ainsi, sa passion pour la jeune Reine de la Pop sera enregistrée au même titre que sa localisation et un tas d’autres informations. Celles-ci sont ensuite revendues et Bertrand, notre internaute, devient produit d’une transaction. Pour être plus précis, il le devient par l’intermédiaire de ses données. Cette transaction, contrairement à la précédente, inclut trois acteurs dont un qui subit la situation sans le savoir.

Il en va de même pour l’ensemble des publicités que Bertrand aura l’occasion de visualiser lors de son voyage digital. Ce processus est devenu la norme dans le secteur du multimédia. Une grande part des services gratuits comme les applications, les moteurs de recherche ou encore les sites marchands ont basé ainsi leur rentabilité, sur un échange service/données. Ces dernières sont monétisées par sa suite. On estime que 30% des entreprises mondiales rentabilisent les données personnelles en 2016. On note toutefois quelques exceptions, comme Wikipédia, qui fonctionnent sur le principe du mécénat (donations).

De nombreux risques existent si ces données personnelles tombent entre de mauvaises mains et l’internaute doit donc par non-choix accepter les conditions de cette nouvelle économie. L’Union Européenne et la France notamment sont les plus strictes et essaient de mettre en place des mesures pour réduire ses risques et protéger la vie privée des citoyens.

Cependant, nous l’avons vu pour l’évasion fiscale, il est bien souvent difficile pour les états de faire face aux nouveaux géants du web.

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